L'informatique est en perpétuelle évolution. Et certains n'ont toujours pas compris que cette évolution est essentielle et doit être suivie, au minimum, par tout le monde. Si vous refusez de suivre le mouvement, vous resterez à la traîne et vous serez exclu de la marche du progrès. En plus, vouz serez maudit sur 7 générations et les enfants de votre quartier vous jetteront des pierres. Si vous voulez éviter ça, suivez bien les explications qui vont suivre.
A l'origine, le but de l'informatique était de permettre à chacun de disposer d'un outil puissant qui l'aiderait de diverses manières. Eviter de recommencer la saisie d'une page de texte dactylographiée à la première faute de frappe, permettre d'automatiser les calculs longs et répétitifs, et bien d'autres choses encore... Bref, des idéalistes voulaient fournir à tout un chacun un outil de production. Absurde non? Tout le monde sait bien qu'un ordinateur sert avant tout à jouer. La preuve, même dans le très fignolé MS Word 97, il y a un jeu de flipper. Vous connaissez le sérieux des produits Microsoft, non? Si ils ont inclus cette fontionnalité, c'est forcément parce qu'elle est nécessaire.
Qu'on se le dise, l'informatique est avant tout destinée aux jeux. Et les jeux devant évoluer pour ne pas devenir lassants, l'informatique doit suivre le rythme et s'adapter aux meilleurs jeux, voire même prendre les devants. Et la chose n'est pourtant pas facile. En effet, un bon jeu doit obligatoirement nécessiter l'affichage d'au moins un million de polygones par image, avec des textures énormes détaillées à l'extrème, et bien sur des effets lumineux partout. Sinon, où est l'interêt?
L'évolution de l'informatique doit donc, pour permettre ces prodiges, commencer par se focaliser sur l'élément principal du PC: la carte graphique. On remarque dans ce domaine l'avance prise par nVidia avec son nouveau circuit, le GeForce. Il s'agit d'un processeur graphique 256 bits, cadencé à 120 MHz. Il comporte 23 millions de transistors alors qu'un Pentium III n'en compte que 19 millions. Le profane pourrait trouver ça excessif, 4 millions de transistors de plus que dans un CPU. Ah, ces newbies, vraiment! Evidemment que c'est justifié, ça permet de voir les reflets des armes laser sur les murs dans Quake III. C'est un apport énorme à la jouabilité. Naturellement, avoir une carte graphique aussi évoluée ne vous servira à rien avec un écran bas de gamme. Pensez donc à acheter un écran capable de monter en 1600x1200@95Hz. Un 19 pouces avec un pitch de 0.25, ce n'est pas ce qu'on fait de mieux, mais ce sera déja un bon début.
Les bons jeux doivent aussi intégrer une intelligence
arficielle haut de gamme à côté de laquelle
Hal, l'ordinateur de 2001, l'odyssée de l'espace
paraîtra aussi évolué que le trombone qui
sert d'aide dans les suites bureautiques de Microsoft. Ce genre
d'intellignece artificille (pas le trombone) sera obligatoire,
même si le jeu qui la contient est une
ré-édition de Pong. Il va de soi que pour arriver
à traiter tous les calculs nécessaires à
son fonctionnement, il vous faudra un processeur performant.
Il faut donc toujours avoir le plus de puissance de calcul possible. La preuve: La NASA dispose de calculateurs énormes, c'est quand même pas pour décorer les couloirs. N'hésitez pas à choisir le haut de gamme. De préférence un AMD Ahtlon 600 MHz. Il intègre 21 millions de transistors, 3 FPU entièrement pipelinées, exploite le bus EV6, et en plus il est hors de prix. En bref, c'est LE processeur qui donnera tout de suite un côté pro à votre machine. Il sera impératif de le changer à chaque fois qu'un nouveau modèle sera sorti. Avoir un processeur surpuissant ne sert à rien si il existe un processeur encore plus rapide. Et même si vous avez le processeur x86 le plus performant du marché, overclockez le quand même. Forcez la dose et Windows pourra planter encore plus souvent qu'à son habitude. Et ça, c'est déja un exploit en soi.
En fait, le mieux serait de disposer d'un processeur Alpha, voire même d'une station multi-processeur Alpha, comme la Sceamer Workstation 667 de Microway. Avec 4 CPU et 8 Mo de cache, cette station offre une puissance de 1.3 Gigaflops. Un problème se pose alors. Si vous optez pour une architecture Alpha, vous aurez du mal à dillapider sa puissance de calcul. D'autant plus que Windows 9x, bien connu pour sa capacité à ralentir les machines dans des proportions proches de l'irréel, ne tourne que sur des processeurs x86. Windows NT sera alors une solution à étudier.
En tout cas, la puissance de l'Alpha a un prix. La Screamer Workstation précédante peut atteindre 80 000 dollars. L'évolution ayant visiblement une âme et un coeur, elle se rend compte que l'investissement que représente une station Alpha est peut-être trop imposant, et vous autorise donc à rester au x86 même si votre comportement avare la ralentit. Vous devriez avoir honte, ingrat!
Pour aller avec le processeur, il vous faut une quantité de RAM monstrueuse. Vous imaginez votre PC Athlon 600 MHz avec en tout et pour tout une barette de 16 Mo? Vous devez donc cerner votre besoin réel. En y réfléchissant bien, c'est très simple: Windows 95 demandait 16 Mo minimum, Windows 98 en demande 32, et Windows 2000 devrait en nécessiter 64. Si on poursuit le raisonnement mathématique, on se rend compte que Windows 2005 devrait demander 256 Mo. Mais mieux vaut prévoir large, je vous conseille donc de viser tout de suite un peu plus haut. Achetez 512 Mo, ce sera plus sur. Je sais, vous allez prétexter que le prix de la RAM, même s'il a baissé ces 15 derniers jours, reste presque le double d'il y a trois mois. C'est tout ce que vous avez trouvé pour camoufler vos tendances rétrogrades? Si vous avez, comme moi, connu le temps héroïque des 286, vous devez vous en rappeler: il y a quelques années, les barettes de 1 Mo de RAM valaient 400 francs pièce. Alors franchement, vous plaindre aujourd'hui que le Mo de RAM est passé à plus de 10 francs, c'est à la limite du foutage de gueule, non?
Mais un bon PC ne s'arrête pas à ces simples éléments. Si vous voulez être à la pointe de la technologie, il vous faudra également faire des choix pointus et trouver des périphériques exotiques.
Il existe un élément qui permet de faire la différence entre un bon et un mauvais PC du premier coup d'oeil. Je veux naturellement parler du boîtier. Pour être à la page, votre choix devra être particulièrement réfléchi. Avant tout, vous devrez obligatoirement utiliser un boîtier ATX. C'est vrai, pourquoi vouloir éteindre son PC quand on peut le laisser en veille pour qu'il continue à consommer? Et pourquoi vouloir garder pour soi tout seul le contrôle du reset et de l'alimentation alors que Windows peut s'en charger? Du moins se charger de l'alimentation, le bouton reset étant souvent inopérant sur les PC ATX freezés.
Un bon boîtier doit être le plus arrondi possible, l'objectif étant visiblement d'arriver à la sphère. Sans doute pour son évidente stabilité et sa parfaite capacité à accueillir des lecteurs et périphériques parallélépipèdes. Choississez donc un de ces nouveaux modèles bombés à l'extrème et dont le design laisse à penser qu'ils ont été importés frauduleusement sur terre par Mr Spock. Bien sur, ce genre de boîtier vous oblige à enfoncer les doigts dans la façade jusqu'au coude pour atteindre le lecteur de disquette. Contrairement à ce que vous pourriez en penser, c'est un avantage énorme. En effet, vous pourrez ainsi affirmer partout que vous êtes résolument tourné vers l'avenir et le DVD, et que l'utilisation d'un périphérique aussi ancestral que la disquette ne vous interesse pas.
Et oui, le mot est laché, la disquette doit disparaître au profit du DVD. Votre PC doit donc impérativement disposer d'un lecteur de DVD. Qu'est ce qui permet de dire que c'est le périphérique du futur? Le fait que dans le présent, il s'agit encore d'un prototype. Etant donné que le medium de 18 Go en fait encore 4.5 et que les firmes ne se sont vraiment entendues sur aucune norme, c'est une évidence.
En parlant de stockage de masse, il vous faudra également un disque dur digne de ce nom. Pensez tout de suite aux disques UltraDMA 66. Certes, ils ne sont en pratique pas beaucoup plus rapides que les UltraDMA 33, mais c'est l'intention qui compte. Evitez les disques durs de petite capacité. Tablez tout de suite dans le DiamondMax 40. Bon, 40 Go, c'est vrai que c'est un peu léger, mais rien ne vous empèchera d'en connecter un second sur votre contrôleur IDE primaire. Vous pensez peut-être que c'est exagéré? Non, pas du tout. Regardez: Internet Explorer 5 demande 75 Mo à lui tout seul, et un simple jeu comme Baldur's Gate demande 600 Mo pour une installation minimale, plus de 2 Go pour une installation complète. Alors vous voyez, ça part vite.
Il vous faudra également disposer du plus de périphériques USB possible. C'est indispensable pour montrer que vous utilisez les derniers protocoles de communication. Bon, d'accord, l'USB n'est pas encore parfaitement au point non plus, mais ce n'est pas grave. C'est nouveau, donc c'est un progrès quand même. D'ailleurs dans le doute achetez tous les nouveaux périphériques qui apparaîssent, même si c'est du style "Presse papier à positionnement assisté par ordinateur". Ca prouvera que votre PC vous sert vraiment tous les jours.
Il vous faudra aussi un clavier bien sur, mais pas n'importe lequel. Pour aller avec le boîtier ATX, il vous faut un clavier ATX, avec bien entendu les touches Win et Euro. Vous reconnaîtrez ces claviers à leurs touches supplémentaires permettant l'allumage et l'extinction du PC. Je sais, avec l'AT aussi on appuyait simplement sur un bouton pour allumer et éteindre la machine (sur l'UC), mais là c'est différent. C'est beaucoup plus rapide. Surtout à l'extinction, je vous le garantis. Avec ces claviers dont la touche [Power Dowm] est située juste en dessous de la touche [Del], l'extinction est même beaucoup plus rapide que ce que vous aviez imaginé.
Bien évidemment, vous allez me dire que je n'ai parlé que de Windows comme système d'exploitation tout au long de cet article. C'est normal, pour deux raisons:
plus moderneet
plus évoluéque le premier? Ca semble être un raisonnement tout à fait logique. D'ailleurs, beaucoup d'administrations ont abandonné leurs systèmes Unix et les ont remplacés par Win NT ou Win 9x. Donc, voulant décrire dans cet article les progrès de l'informatique, je n'ai pas voulu trafiquer les résultats en me basant sur des vieux systèmes
dépassés.
Linux est un système marginal. La preuve, combien de constructeurs fournissent des drivers Linux avec leurs périphériques novateurs, et combien fournissent des jeux Linux splendides demandant un espace disque de plusieurs Go? Si après ça on m'accuse encore de favoriser les linuxiens et de ridiculiser Windows. ;)
C'est vrai, on crée chaque jour du hardware plus évolué que celui de la veille. Mais encore et toujours pour les machines. Franchement, il faudrait voir à changer les choses et penser aussi aux humains. Je propose donc d'appliquer au matériel de tous les jours la même évolution que celle subie par les PC. Je veux des radiateurs qui montent à 3000 °C, des escalators roulant à 130 Km/h, des ouvre-boîte à moteur bi-turbo...
En bref, je veux des objets qui ressemblent un peu à nos PC: des objets dont la puissance incroyable sera sans aucun doute utilisée au maximum par tout un chacun.
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